dimanche 30 mars 2008

Elle et Lui


Silence entre deux battements cœurs, je me suis fondu en Toi.
Chaleur d'encre intense d'où jaillit la lumière immaculée.
Le Sourire est né, la mort n'était qu'une fantaisie de mon imagination.
Repos sur les ondes de l'éternité, je me dépouille de mon histoire personnelle.

Main dans le main, le voyageur sillonne les dimensions entraînant la muse de sa naissance.
Les mondes oubliés prennent vie, défilés de chagrins, de paix et de joies éphémères.
Les nombreuses demeures du père sont tes somptueux vêtements et tes joyaux.
La passion du monde contenue dans une seule de tes larmes, je suis ému.

A l'orée d'un bois, sous la coupe céleste des étoiles ruisselantes, je suis devenu l'arbre dru.
Infinités de feuillages plongeant leurs oraisons terminales dans les racines du ciel.
De mes branches, je caressais la chevelure de tes filantes étoiles,
Entrelacement de racines baignant dans les eaux cosmiques de ta gestation.

Temps dans l'instant, le Dru chevauche les éons de la forme pour dessiner l'humaine aspiration.
Dame blanche des aurores boréales, ta descendance vit le jour dans "celui qui marche à l'aplomb des étoiles".
Miroir magique du couple alchimique esquissé dans la nature duelle de l'homme et de la femme,
La danse de la divine attraction ensemence les espaces vierges de la création.

Sang de vie et sperme de lys cristallisant la naissance du dieu de l'infini dans la suprême limitation,
Le non-né épouse le vivant dans la divine boue d'un corps animal.
L'inanimé, où s'épanche l'ataraxie des anciens dieux, ébranlé par le baiser de Feu des amants.
Au service de la grâce était l'originel péché, esprit-saint de l'enfant né de la terre et du ciel.

Tu as labouré mon cœur, détruit mes îlots de rêve et à jamais changé mon regard sur le monde.
Tu m'as enlevé jusqu'à ma dernière larme de mon apitoiement sur moi-même.
Tu as renversé mes certitudes les plus absolues en des vérités illusoires et fait vacillé tous mes repères les plus solides.
Tu as fait naître en moi l'inexplicable sourire, alors que je me tenais au-dessus de l'abîme.

Déesse de l'odyssée du chevalier sorti du néant pour rejoindre l'infini,
Matrice des 7 extases du Semeur, l'élan de la création puise sa vigueur de la sève de tes baisers.
Enlacement du sourire transformant le péché du désir en la plénitude du don de soi,
Les griffes de l'animal seul se changent en la main de l'ange tendue accueillant l'infini.

Entre les deux infinis, le jeu de l'Amour encercle le plan de la vie manifestée reflétant l'Unique, le Bateleur-Androgyne.
La Papesse des eaux virginales accouche des scènes et des pièces cosmiques animant les mondes.
Épouse de l'esprit, la Nature émerge du sommeil stellaire nucléaire, se hissant à l'éveil de l'homo-christal que nous sommes.

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